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Pour mieux comprendre la servitude monétaire qu’impose le Franc CFA aux pays africains, il faut examiner les mécanismes de fonctionnement de la Zone incluant les 16 États utilisant cette monnaie. Avant tout, il convient de rappeler que le Franc CFA (pour Colonies Françaises d’Afrique) a été créé par le général De Gaulle le 26 décembre 1945, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Selon des économistes africains, le fonctionnement du Franc CFA est calqué sans discernement sur le modèle du Reichsmark allemand pendant sa domination hitlérienne sur l’Europe, et la France, entre 1939 et 1945. Au lendemain de la guerre, le gouvernement français, sous la direction du général De Gaulle, décide de l’appliquer intégralement aux colonies françaises d’Afrique. La zone du Franc CFA se subdivise en trois sous-groupes non communiquant, avec des Francs différents et non convertibles entre eux depuis la dévaluation de 1994. Il s’agit des pays de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale et des Comores. Chaque sous-groupe est chapeauté par une banque centrale, totalement soumise à la Banque de France, qui lui dicte la politique monétaire et de crédit à appliquer dans sa zone de compétence. Le fonctionnement du Franc CFA repose sur quatre principes: la garantie de convertibilité du Franc CFA par la France. La libre transférabilité entre ces pays africains et la France, mais pas entre eux. Le taux de change fixe entre le Franc CFA et le Franc français, désormais l’Euro. La centralisation des réserves de change des pays africains à deux niveaux: au niveau des Banques centrales africaines -BCEAO, BEAC, BCC- (50%) et au niveau du Trésor français (50%) dans des comptes d’opérations ouverts au nom de ces banques centrales. Ces mécanismes de fonctionnement enchaînent complètement ces pays africains. En effet, sans l’aval de la France, ils pays ne peuvent prendre aucune décision sur le plan monétaire. La Banque de France a des représentants au sein des conseils d’administration des banques centrales de la Zone CFA et au sein des comités de politique monétaire (CPM). Dans la zone chapeautée par la BCEAO, c’est le CPM qui définit la politique monétaire, à la place du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le représentant français au sein du CPM a une voix délibérative, comme les représentants des pays africains, alors que le président de la Commission de cette union n’a qu’une voix consultative! Ceci fait du Franc CFA aussi bien un instrument de pillage et de servitude monétaire qu’un outil de contrôle économique et politique. Ainsi, voyant le transfert au cœur du fonctionnement de l’ECO de l’essentiel des mécanismes qui font du Franc CFA un instrument de servitude, le Nigéria et le Ghana n’ont-ils pas raison de refuser d’y adhérer? Afin d’analyser cette question, L’Afrique émergente reçoit Ferhat Ait Ali, expert économique et financier, ancien ministre algérien de l’Industrie.Si les années 2020 et 2021 ont été marquées par la pandémie de COVID-19 et son impact sur l’économie mondiale, 2022 est celle de l’opération spéciale russe en Ukraine et les risques qui lui sont associés dans tous les domaines: économique, financier, énergétique, alimentaire, sécuritaire et de Défense. En effet, outre les chocs alimentaire et énergétique, le conflit en Ukraine a engendré une accélération de l’inflation à l’échelle mondiale, alors qu’elle était déjà bien ancrée depuis au moins deux ans à cause des répercussions désastreuses des confinements, notamment dans les pays émergents comme la Chine. Cette situation a forcé un processus de resserrement des conditions financières tirant l’économie mondiale inexorablement vers une récession en 2023. Ainsi, des questions fondamentales se posent en cette fin d’année 2022 à tous les pays du monde et elles sont bien parties pour peser sur l’évolution des choses en 2023. La crise structurelle et non cyclique de l’économie mondiale, à cause notamment de l’inflation galopante et du niveau abyssal de la dette, sur fond d’une multitude de défis majeurs, dont les tensions géopolitiques et sécuritaires, le chaos sur les marchés de l’énergie et des produits alimentaires, et la transition énergétique, qui est loin de susciter une convergence de vue et d’action en période de choc énergétique. Pour analyser ces questions fondamentales et leurs retombées sur les pays africains et des nécessaires recalibrages des politiques publiques en 2023, L’Afrique émergente reçoit le Dr Abdelrahmi Bessaha ancien fonctionnaire au Fonds monétaire international (FMI), expert international en macroéconomie et gestion de crises et conseiller de plusieurs gouvernements dans le monde, notamment africains.Dans le contexte de l’opération spéciale russe en Ukraine, les BRICS apparaissent de plus en plus comme une alternative à la domination occidentale sur l’économie mondiale, faisant du Sud, notamment le continent africain, un pilier du nouvel ordre économique international en formation. À ce titre, les bonnes dispositions apparentes de cette organisation, qui s’inscrit dans une logique multipolaire, à l’endroit des pays africains ne font aucun doute. Elles se manifestent et se multiplient à l’occasion de chaque sommet organisé entre l’un de ses membres et l’Afrique. En effet, les BRICS proposent de plus en plus aux pays africains des possibilités de coopération dans le domaine des infrastructures, notamment les transports et le fret, pour mettre sur pied une interconnectivité en Afrique, condition nécessaire pour libérer le potentiel de développement du continent. C’est ainsi que la Banque de développement des BRICS, dotée d’un fond initial de près 100 milliards de dollars, apparait comme une alternative sérieuse à la Banque mondiale et au FMI, ainsi qu’à leurs conditionnalités souvent très sévères pour de nombreux États en développement. Cette Banque de développement pourrait effectivement s’ériger comme l’un des instruments de restructuration de l’ordre économique international en marche. Le partenariat envisagé entre le continent africain et les BRICS est orienté vers trois secteurs: commerce, investissements directs étrangers, dont la transformation des matières premières, et l’aide au développement. Dans chacun de ces domaines, l’Afrique a déjà assez d’expérience pour ne pas répéter les erreurs du passé. La coopération avec les BRICS, si les domaines priori-taires sont bien identifiés et ciblés, peut renforcer la croissance, créer des emplois et accélérer le développement du continent, tiré par les échanges culturels, sociaux, scientifiques et techno-logiques. Un tel développement pourrait donner lieu à une diffusion plus rapide des idées pro-ductives, à l’innovation, à l’adoption de nouvelles technologies et à une absorption plus efficace des connaissances, qui sont autant de facteurs clés de la création de richesses. Aussi, les BRICS, dans leurs rapports avec les pays du continent africain, apporteront-ils la panacée là où les puissances occidentales se sont refusées depuis au moins 70 ans à faire montre de coopération d’égal-à-égal pour l’intérêt de tous? Afin d’apporter des éclaircissements à cette longue et large question, et à l’occasion de l’installation du bureau des BRICS pour l’Afrique centrale à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, L’Afrique émergente reçoit le Pr Yahia Zoubir, chercheur sénior non résident au Middle East Council of International Affaires, à Doha.Du 9 au 11 décembre 1960, trois ans après la fin de la bataille d’Alger, alors que l’autorité coloniale pensait que la résistance était vaincue, de gigantesques manifestations du peuple algérien ont déferlé dans plusieurs villes, notamment Alger, au moment où le chef de l’État français, le général De Gaulle, était en visite de quatre jours en Algérie. De Gaulle, qui a franchi un pas important en parlant le 4 septembre 1960 «d’autodétermination» de l’Algérie, avait lancé début novembre de la même année, l’idée de «l’Algérie algérienne» qu’il est venu défendre lors de cette visite. Alors que l’armée française avait réussi à étrangler l’Armée de libération nationale (ALN) dans les maquis grâce aux lignes Challe et Maurice, à l’est et à l’ouest de l’Algérie aux frontières avec le Maroc et la Tunisie, et largement démantelé le Front de libération nationale (FLN) dans les villes, ces événements, survenus à l’insu du FLN, ont non seulement ébranlé le système colonial en Algérie mais ils ont même réussi à secouer l’opinion internationale à la veille de la 15e session de l’Onu. En effet, le 19 décembre, l’Assemblée générale des Nations unies vote la résolution 1573 reconnaissant au peuple algérien son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Ce vote en faveur de l’Algérie indépendante était une cinglante défaite diplomatique pour la France. L’historien allemand, Hartmut Elsenhans, affirme que le colonialisme français a connu, lors de ces manifestations, un autre Dien Bien Phu, mais cette fois-ci politique. Ainsi, la spontanéité et l’ampleur de l’intervention des masses dans la rue, sont-elles l’expression d’une révolte au sein même de la Révolution, des Algériens excédés par les manœuvres politiques, les promesses de paix et les illusions de bonheur, dont celles du nouveau projet de De Gaulle de «l’Algérie algérienne», calqué sur le modèle de la Françafrique? Pour évoquer l’impact sur la Révolution algérienne aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, L’Afrique émergente reçoit les historiens et auteurs sur le mouvement national et la Révolution algériens, le Pr Belaïd Abane et le Dr Youssef Girard.Sans détour ni surprise, les autorités russes ont été catégoriques quant à une quelconque tentative de plafonnement des prix du pétrole et du gaz. En effet, après Vladimir Poutine, qui avait averti dès le mois de juin que la Russie cesserait immédiatement toute livraison d’hydrocarbures aux pays qui plafonneraient les prix, Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence, a à son tour confirmé dimanche 27 novembre cette position, réaffirmant que la Russie agirait avec pragmatisme pour défendre ses propres intérêts. L’idée d’un plafonnement impulsée par les États-Unis, met l’économie de l’Union européenne sur le fil du rasoir. En effet, elle qui s’est déjà tiré une balle dans le pied droit en décrétant un embargo sur le pétrole russe -devant entrer en vigueur le 5 décembre-, s’apprête à transpercer son pied gauche avec le plafonnement des prix, ce qui ne manquerait pas de paralyser complètement son économie. Sans parler des dangers majeurs sur son système bancaire, qui finance et assure les défauts de paiement des transactions énergétiques avec la Russie. Par ailleurs, les Européens sont divisés sur la fourchette d’un éventuel plafonnement des prix. Le G7 envisage une fourchette entre 65 et 70 dollars le baril. Mais la Pologne et les pays baltes la trouvent trop haute, à l’inverse de la Grèce et de Chypre qui redoutent qu’un plafond trop réduit nuise à leur flotte de tankers. Dans ce contexte, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé, jeudi 24 novembre, s’attendre à une «crise majeure» en Europe, à l'hiver 2023, appelant à trouver des solutions pour faire face à la future carence en gaz naturel. «L'Europe sera confrontée dès cet hiver à des problèmes économiques et sociaux, sur fond d'efforts pour réduire sa dépendance au gaz russe et d'augmentation des prix de l'énergie due à la guerre en Ukraine», a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE, lors d'une conférence à Berlin, cité par Associated Press. Et pour cause, selon lui, juste avant le début de l’opération spéciale russe en Ukraine, «environ 75% des exportations totales de gaz et 55% des exportations de pétrole russes étaient destinées à l'Europe». Pour analyser les tenants et les aboutissants de ce bras de fer, L’Afrique émergente reçoit Mourad Preure, ex-cadre dirigeant de la Sonatrach, expert-enseignant de stratégie, prospective et géopolitique de l’énergie, membre de plusieurs clubs internationaux de prospective énergétique et dirige actuellement un cabinet de conseil en stratégie et études énergétiques EMERGY, en Algérie.Mercredi 23 novembre, le Parlement européen a voté une résolution qualifiant la Russie d’État promoteur du terrorisme. Le texte a été adopté par 494 voix pour. Le Parlement européen est à Strasbourg, ville française se trouvant à 500 kilomètres à l’est de la capitale française. C’est à Paris que l’actuel président du Conseil constitutionnel français Laurent Fabius avait déclaré à l’Assemblée nationale que les djihadistes du Front Al-Nosra «faisaient du bon boulot» en Syrie. Fabius était alors chef de la diplomatie française. Oui, chers auditeurs, il a fait cette déclaration tonitruante alors que près de 5.000 soldats français venaient juste d’être déployés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane pour combattre les groupes terroristes, dont certains sont affiliés à Al-Qaïda, qui avait failli prendre la capitale du Mali Bamako. Des groupes terroristes armés jusqu’aux dents avec les armes larguées par les avions de l’Otan en 2011 en Libye, pays détruit sous instigation française. Mais les Occidentaux n’en sont pas à leur premier deux poids deux mesures. En effet, tout comme en Ukraine, Robert Gates, l'ancien patron de la CIA, a écrit dans ses mémoires que «les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidines afghans six mois avant l'intervention soviétique». Dans une interview explosive de janvier 1998 au Nouvel Observateur, et passée inaperçue dans la presse occidentale, Zbigniew Brzezinski, conseiller pour la sécurité nationale du Président américain Jimmy Carter, confirmait cette affirmation. Brzezinski est le principal architecte de l'opération américaine contre les communistes en Afghanistan à partir de décembre 1979, mais surtout contre l’Union soviétique et l'Armée rouge en utilisant les moudjahidines islamistes. Inutile de rappeler, chers auditeurs, que c'est cette opération qui a enfanté Oussama Ben Laden, le grand ordonnateur du terrorisme international d'obédience salafiste de ces trois dernières décennies jusqu’à l’apparition de Daech en Syrie et en Irak. Alors, nommer la Russie pays promoteur du terrorisme international, est-ce bien raisonnable? Et que dire des États-Unis et de leurs alliés? Pour analyser les tenants et les aboutissants de cette résolution, L’Afrique émergente reçoit Ferhat Ait Ali, ex-ministre algérien de l’Industrie.Mercredi 9 novembre, le commandant en chef des opérations de l’armée russe en Ukraine, le général Sergueï Sourovikine, a annoncé, à la surprise générale, le retrait des troupes russes stationnées dans la ville de Kherson, après une opération d’évacuation des civils qui a duré plusieurs semaines. Le général Sourovikine a justifié ce retrait de la rive droite du Dniepr par le souci du haut commandement d’éviter des pertes humaines aussi énormes qu’inutiles, vu que ce lieu ne constitue pas une position stratégique pour l’armée russe. Comme nous pouvions facilement le prévoir, le régime ukrainien ainsi que ses soutiens militaires et médiatiques occidentaux, notamment sur les réseaux sociaux, ont présenté, tambours battants, ce repliement comme un sévère revers, voir une déroute, de l’armée russe en Ukraine. Néanmoins, un regard rationnel sur l’histoire militaire russe s’impose. Il s’agit notamment d’analyser la bataille contre la campagne napoléonienne et la Seconde Guerre mondiale, dont la doctrine de combat de l’armée s’inspire largement. En effet, après avoir compris la stratégie, on serait plus tenté de modérer les effets illusionnistes des médias occidentaux pour se concentrer sur les faits réels de l’avancement de l’opération spéciale russe en Ukraine. Pour décortiquer les tenants et les aboutissants de cette décision cruciale, L’Afrique émergente reçoit le Dr Abdelkader Soufi, enseignant-chercheur algérien en géopolitique et politiques de Défense à l’Université de Blida II, en Algérie.En 1944, les délégués des pays occidentaux présents aux Accords de Bretton Woods mettent sur pied un système financier et monétaire mondial basé sur l'étalon de change-or qui donne au dollar américain le statut d’une monnaie internationale de réserve, seule convertible en or. De facto, dans le système de parités de change entre différentes monnaies, le dollar joue un rôle similaire à celui de l'or. Ainsi, le dollar devient la monnaie des échanges internationaux, au bénéfice exclusif de l’économie et de la politique extérieure, y compris militaire, des États-Unis. Le 15 août 1971, le Président Richard Nixon provoque l'effondrement du système de Bretton Woods, en suspendant officiellement la convertibilité en or du dollar, qui devient une monnaie indexée au pétrole contrôlée par les cartels bancaires privés qui gèrent les marchés spot de cet hydrocarbure. Depuis, le FMI et la Banque mondiale deviennent plus que jamais des instruments de domination au profit d’une petite minorité des plus riches, au détriment du reste de l’humanité. La dérégulation générale qui s’en est ensuivie en 1986, sous Ronald Reagan et Margaret Thatcher, a transformé ce système en casino complètement déconnecté de la réalité économique, où l’on spécule sur tout. C’est ce système de domination et de pillage organisé à grande échelle que Vladimir Poutine a désigné, lors du sommet de Valdaï, comme le danger le plus mortel auquel fait face l’humanité, pouvant mener à une guerre générale de tous contre tous. Pour décortiquer la genèse, le mode de fonctionnement et le constat de ce système ainsi que les moyens d’en sortir, L’Afrique émergente reçoit l’économiste Omar Aktouf, professeur titulaire à HEC Montréal, altermondialiste et membre du conseil scientifique d’ATTAC au Québec.Lors du Forum sur l’investissement en Afrique tenu la semaine dernière à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le gouverneur de la Banque africaine de développement a affirmé que l’estimation des risques d'investissement dans le continent est exagérée. Cela pénalise considérablement l’Afrique en termes d’attractivité des capitaux, en particulier pour les projets d'infrastructure. À titre de comparaison, il a expliqué que les défauts de paiement en Afrique sont de 5,5%, alors qu’en Europe occidentale ils sont actuellement de 5,9%, en Asie de 8,8% et enfin en Amérique latine de 12,9%. Où se trouve donc le nœud gordien de cette situation et comment y remédier? Un nouveau système financier et monétaire eurasien, alternatif à celui dominé par les Occidentaux, a été discuté fin octobre à Bakou, en Azerbaïdjan, lors du XV Forum économique eurasien. Ce nouveau système serait-il la clé de voûte pour sortir notamment les pays africains du diktat du système occidental, notamment du franc CFA? Pour en parler nous avons reçu Lachemi Siagh, expert financier et ancien dirigeant de banques d'affaires.Dans le sillage de l’opération spéciale russe en Ukraine, un nouveau monde multipolaire est en formation accélérée. Le monde arabe, qui regorge d’immenses ressources naturelles, notamment pétrolières et gazières, et de ressources économiques avec un marché de près de 500 millions d’âmes, a tous les atouts pour se faire une place de choix dans cette nouvelle architecture mondiale. Des problèmes persistent au sein de la Ligue arabe, à savoir la question palestinienne, celle du Sahara occidental, le retour de la Syrie dans cette organisation, les guerres au Yémen et en Libye et enfin la politique de normalisation avec Israël entreprise par plusieurs États. À ceci, s’ajoutent des différences de taille en termes de sécurité alimentaire et d’alliances stratégiques avec les grandes puissances, certains avec les Occidentaux et à leur tête les États-Unis, les autres avec la Russie et la Chine. Ainsi, le monde arabe mettra-t-il fin au schéma colonial hérité des accords de Sykes-Picot afin d’intégrer confortablement la nouvelle architecture mondiale? En tout cas, les autorités algériennes sont optimistes, malgré l’absence de sept chefs d’État arabes. Ce sommet, selon Alger, est réussi car il a posé et initié le débat sur les questions cruciales qui détermineront l’avenir du monde arabe aussi bien sur les plans politique, économique et stratégique que sécuritaire et de Défense. Pour évoquer le déroulement et les aboutissements de ce sommet arabe, L’Afrique émergente reçoit Abderrahmane Hadj-Nacer, banquier d’affaires international, ex-gouverneur de la Banque d’Algérie et ancien conseiller économique du Président Chadli Benjedid.Il y a 68 ans, jour pour jour, le Front de libération nationale (FLN) algérien déclenche la révolution contre la colonisation française. En effet, le 1er novembre 1954 est devenue une date emblématique non seulement pour les Algériens, mais pour tous les pays d’Afrique et du monde ayant pris cette révolution comme exemple pour se libérer du joug colonial. Cette année, les autorités algériennes, qui ont la responsabilité d’organiser le 31e sommet des chefs d’État de la Ligue des États arabes, ont choisi le 1er novembre comme date de début des travaux, une façon de faire revivre l’esprit de la révolution algérienne dans le monde arabe, à l’aune de l’émergence d’un monde multipolaire qui ambitionne de mettre un terme au système de domination néocolonial occidental. Pour évoquer le combat aussi bien de l’Algérie que de tous les pays africains pour accéder à l’indépendance économique, scientifique et technologique durant ces sept décennies d’indépendance, L’Afrique émergente reçoit l’ancien ministre algérien de l’Industrie (2020-2021), Ferhat Ait Ali.Du 24 au 27 octobre s’est tenue à Moscou l’édition 2022 du Club de discussion Valdaï. Ce forum auquel sont invités d’éminents experts et personnalités politiques des quatre coins du monde depuis sa naissance en 2004, a vu la présence de Sergueï Lavrov le jour de son ouverture et de Vladimir Poutine à la clôture. L’idée d’un monde multipolaire et ses différents aspects et contours, politiques, économiques, financiers et monétaires et enfin culturels a occupé les discussions au Club Valdaï. Quel rôle les pays non-alignés et leur organisation sont appelés à jouer dans le nouvel ordre mondial en formation? Quelle place et quelle chance pour l’Afrique dans cette nouvelle architecture, notamment avec l’émergence de plus en plus affirmée des BRICS et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS)? Répones du Pr Yahia Zoubir, Chercheur sénior non résident au Middle East Council on Global Affairs à Doha, au Qatar.Du 24 au 27 octobre s’est tenue à Moscou l’édition 2022 du Club de discussion Valdaï. Ce forum auquel sont invités d’éminents experts et personnalités politiques des quatre coins du monde depuis sa naissance en 2004, a vu la présence de Sergueï Lavrov le jour de son ouverture et de Vladimir Poutine à la clôture. L’heure est grave à cause de la situation en Ukraine, où l’on évoque la possible utilisation de bombes sales radioactives, et les bouleversements qu’elle suscite dans la géopolitique et la géostratégie mondiales, mettant fin à l’ordre unipolaire dominé par les États-Unis et leurs alliés notamment européens. C’est cette idée d’un monde multipolaire et ses différents aspects et contours, politiques, économiques, financiers et monétaires et enfin culturels qui ont occupé les discussions au Club Valdaï. La naissance d’un monde multipolaire dans lequel les pays eurasiatiques, dont la Russie, la Chine et l’Inde, auront leur mot à dire dans la gestion des affaires internationales est-elle définitivement actée? Pour répondre à cette question, L’Afrique émergente reçoit un expert algérien qui a pris part aux discussions du Club Valdaï: Akram Kharief, fondateur et animateur du site d’information militaire Menadefense et expert en questions sécuritaires et de Défense.Près de 700 millions de personnes à faible revenu qui ont du mal à se procurer chaque jour une alimentation correcte, saine et nutritive, vivent en Afrique de l'Est et australe, où les systèmes alimentaires sont parmi les plus fragiles au monde. Ces pays subissent des sécheresses d'une gravité sans précédent, exacerbées par le changement climatique. Depuis 2019, près de 50 millions de personnes supplémentaires ont plongé dans une insécurité alimentaire aiguë à travers l'Afrique subsaharienne à cause de la sécheresse, les conflits et la pandémie de COVID-19. Situation aggravée par le contexte de la crise en Ukraine. De surcroît, alors que les chocs induits par le climat sur le système alimentaire se produisaient auparavant une fois tous les 10 ans en moyenne, ils frappent maintenant tous les 2,5 ans, rendant très ardue la tâche de réémission des économies de ces pays. Pour faire le point sur la situation et tenter de comprendre pourquoi les pays africains n’arrivent toujours pas à s’auto-suffire en nourriture malgré la richesse du continent en terres arables, Afrique émergente a sollicité le Dr Souhila Berrahou, économiste et chercheuse algérienne en relations internationales.Moins de deux semaines après la réunion de la Commission de haut niveau algéro-russe à Alger, la Première ministre française, Élisabeth Borne, s’est rendue à son tour au pays des fennecs à la tête d’une délégation de 15 ministres. Bien qu’elle ait estimé lundi, suite à son entretien avec le Président Abdelmadjid Tebboune, que les deux pays ont «avancé» vers «un partenariat renouvelé, inscrit dans la durée», concrètement, le résultat de cette visite n’a pas dépassé la signature d’une dizaine de déclarations d’intention de coopération dans plusieurs domaines, sans réelle impulsion dynamique. A contrario, le sommet algéro-russe a été l’occasion de la signature de plusieurs contrats dans des secteurs hautement stratégiques. Peu de choses ont filtré dans la presse algérienne comme russe sur la teneur des accords entre les deux pays. Pour en savoir plus, Afrique émergente a sollicité Farid Benyahia, politologue, expert en questions économiques, énergétiques et géopolitiques. Selon lui, au-delà du domaine technico-militaire, Alger et Moscou sont déterminés à développer à très haut niveau la coopération dans l’énergie nucléaire civile, la technologie spatiale, l’agriculture, les hydrocarbures, la pétrochimie entre autres.Depuis l’indépendance de l’Algérie, l’histoire mémorielle de la guerre de libération (1954-1962) de la domination française est souvent divisée en deux périodes: une période d’oubli jusqu’aux années 1980, à laquelle succèderait une période de remémoration prenant la forme d’une «guerre de mémoires» dans les années 2000. Cette chronologie souvent utilisée par beaucoup d’historiens pose cependant problème car elle vient à confondre le silence officiel de l’État avec les mémoires entretenues par des populations ayant vécu dans leurs chairs la déchirure, la souffrance comme les tiraillements de la guerre, et qui sont loin d’avoir oublié le conflit après 1962. C’est ainsi que Belaïd Abane, professeur en médecine et politologue, auteur de plusieurs essais sur le mouvement national algérien et la révolution algérienne, vient de signer un roman: La lune à Targa N Zemmour. L’auteur a vécu enfant la guerre d’Algérie et connu la vie dans un «village de regroupement» en Kabylie, expérience qui l’a profondément marqué. L’objet du roman est la narration du vécu au jour le jour des bouleversements qu’elle a entraînés dans la vie d’une famille fictive sur trois générations, une famille profondément arrimée à son terroir: Targa N’Zemmour. L’auteur propose aussi une plongée quasi sociologique dans le pays profond des années 1950 et dissèque les ressorts du colonialisme, permettant de prendre conscience du poids de l’occupation, avec son cortège d’humiliations et de violences, sur la vie des habitants, dont l’existence a été véritablement spoliée. À l’occasion de la commémoration des événements du 17 octobre 1961 à Paris, Afrique émergente a le plaisir de l’inviter pour discuter de son roman, de la guerre d’Algérie et de son message de 2022 adressés à tous les pays africains qui cherchent à se défaire de l’emprise néocoloniale à l’aune du nouvel ordre mondial en formation.Le 15 octobre 1987, le «père de la révolution burkinabé», une des icônes mondiales de la lutte contre l’impérialisme, Thomas Sankara, est tué lors d’un coup d’État fomenté par quelques-uns de ses anciens compagnons de lutte. En 2022, soit 35 ans après, l'ancien Président Blaise Compaoré a été condamné par contumace par le tribunal militaire d’Ouagadougou à perpétuité pour l'assassinat de Thomas Sankara. Sankara est entré dans l’histoire par son combat au niveau international. Sans relâche, il critique les injustices de la mondialisation, le système financier, l'importance du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale et le poids de la dette des pays du tiers-monde. Le système financier et monétaire international d’après-guerre est considéré par Thomas Sankara comme un moyen néocolonial de pillage organisé de l'Afrique, «pour que sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers». C’est ainsi qu’au sommet de l’OUA en 1987 à Addis-Abeba, il appelle l’ensemble des pays africains à refuser collectivement le remboursement des dettes injustes contractées auprès des puissances occidentales: «Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence», a-t-il déclaré d’une façon prémonitoire trois mois avant son assassinat. Son discours de 1987 au sommet de l’OUA résonne encore dans les esprits de tous les Africains épris de justice et d’émancipation de la domination occidentale. Pour discuter de l’héritage politique de Thomas Sankara et la portée de son message libérateur aujourd’hui, Afrique émergente reçoit Ahmed Kateb, chercheur algérien en relations internationales, et le Dr Karim Kombassere, médecin et militant panafricaniste burkinabé.En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aurait prévu de tenir un sommet extraordinaire. Selon des informations rapportées par l’AFP qui cite une source proche de la présidence ivoirienne, ce sommet extraordinaire de la CEDEAO devrait évoquer l’affaire des soldats ivoiriens détenus au Mali et la situation politique en Guinée-Conakry et au Mali. Des zones d’ombres persistent quant aux raisons ayant poussé le Président de la Guinée-Bissau, le président en exercice de la CEDEAO, à déplacer le lieu du sommet de cette organisation à New York. Plusieurs observateurs évoquent même la possibilité d’une nouvelle batterie de sanctions à l’égard de Bamako et de Conakry. Zoumana Saïf Koné, directeur exécutif de l’Institut sahélien de recherche et d’analyse pour la transformation du conflit (Tirac-Sahel), analyse pour Afrique émergente le dessous des cartes qui entourent cette décision.À la tête d'un groupe de 27 membres du Congrès, la députée républicaine Lisa McClain demande au gouvernement des États-Unis d'imposer des sanctions à l'Algérie pour son achat d'armes russes. Elle invoque la loi sur la lutte contre les adversaires de l'Amérique par les sanctions (CAATSA), adoptée par le Congrès en août 2017. Auparavant, le sénateur républicain Marco Rubio a également fait allusion à cette loi pour décider de sanctions contre l'Algérie pour sa coopération technico-militaire avec Moscou. «La relation croissante de l'Algérie avec la Russie constitue une menace pour toutes les nations du monde», a déclaré McClain. Elle rappelle qu’en 2021, l’armée algérienne a conclu un contrat d’armement de "plus de 7 milliards de dollars" avec Moscou qui inclut des avions de combat furtifs de 5e génération Sukhoi-57. Dans un entretien à Afrique émergente, le Dr Abdelkader Soufi, chercheur en géopolitique et politiques de Défense analyse les dessous de cet appel et sa portée politique et stratégique sur les relations algéro-russes.Alors qu’une reprise économique s’amorçait, l’économie centrafricaine connaît à présent un ralentissement sous l’effet de la hausse des prix à l’importation des denrées alimentaires et du carburant, des pénuries de carburant et de l’augmentation des frais de transport de marchandises. Les principaux risques qui pèsent sur les perspectives économiques sont la récession et l’accélération de l’inflation et des déficits de financement extérieur. Quelle stratégie de redressement financier et productif devrait adopter le gouvernement du pays et comment la Russie, au-delà de la coopération militaire, pourrait contribuer à la relance de l’économie de la RCA, notamment dans l’énergie, le carburant, l’industrie et l’agriculture? Réponses avec l’ex-ministre centrafricain de la Communication et des Médias et ancien porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui.